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Le trail du Hérou

Ce samedi 8 septembre avait lieu le fameux trail du Hérou. Cette année, 4 distances étaient proposées: le petit Hérou et ses 8,5km, le moyen Hérou et ses 16km, le grand Hérou et ses 37km (en réalité 39km), et enfin l’ultra Hérou et ses 80km…

Le grand Hérou a été sélectionné pour être le championnat de Belgique de trail. C’est sur cette distance que je me suis présenté. 

Il s’agissait une nouvelle fois d’un défi. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 39,1 km pour 1778m de D+. Autant dire que la difficulté était au rendez-vous. Et bien qu’ayant déjà participé à des trails difficiles, je reste encore aujourd’hui dans l’attente du jour où je parviendrai à terminer un trail de plus 35km sans trop de douleur.

La préparation

Pour préparer ce trail, j’ai réussi à caser 3 sorties de 2h et 700m de D+ en juillet. En août, au niveau grandes sorties, j’ai couru début 25km en 2h30, et  30km en 3h15 le 27 août. Pour le reste, les séances habituelles de VTT, les sorties d’1h, et autres séances d’escaliers en salle.

L’objectif

Peut-on se raisonnablement se fixer un objectif sur une course comme celle-là? Clairement, l’objetif premier est de terminer la course. Ensuite, la terminer sans trop de douleur, ce serait bien. Ce qui veut dire: pas de crampe, pas de jambes trop raides, pas de genou douloureux, etc. 

Idéalement, parvenir à avoir une gestion de course qui me permettrait de rester constant dans ma vitesse. En effet, j’ai – comme la plupart des traileurs de niveau moyen – une forte tendance à ralentir à partir de la 3ème heure.

Enfin, au niveau du timing, il ne faut pas se mentir: 8km/h ce serait bien. Soit environ 5 heures de course. L’an dernier, sur 37km, un temps de 5h m’aurait placé 63ème sur 190 participants, pour 54% betrail. Avec 2 solides km en plus, ça devient un objectif solide.

Le jour J

Le départ étant à 9h, je suis parti de la maison à 7h pour rejoindre Nadrin vers 8h. Dossard récupéré, et c’est parti pour l’attente. Il y a ces courses où on se sent prêt, et ces courses où se sent mal à l’aise, impressionné par la difficulté qui nous attend et qui est difficile à mesurer. Ajourd’hui, c’est évidemment la deuxième catégorie, même si je suis aussi impatient de démarrer pour me tester, profiter du superbe parcours qui nous attend, et tout cela sous le soleil!

La course

Ca y est, c’est parti, l’attente est terminée. Le coup de sifflet est une libération: on peut y aller! Je connais le profil de la course et on commence par une belle descente. Ensuite, c’est parti pour 38km (finalement) de paysages superbes, de passages à gué, de véritables murs, de descentes abruptes (parfois avec cordes) et finalement, de plaisir.

Les premiers 10 km se passent bien mais lentement: 1h30. Les ravitaillements sont très bien fournis, avec outre les traditionnels quartiers d’orange, chips, tranches de cake, … on retrouve aussi de la bonne soupe (encore merci!), du saucisson, ou encore de la pastèque. Je prends le parti d’ingurgiter un maximum de choses à chaque ravitaillement, et de varier sucré et salé. Je souhaite éviter les petites crises d’hypoglycémie dont je suis parfois victimes et qui sont parfois pénibles sur un trail.

Les 10km suivants se terminent après 3h de course. Je pensais pourtant avoir accéléré un peu! Mais quelle course difficile! Les murs se succèdent, les passages plats sont rares. Tout le parcours est magnifique. Un élément à améliorer: certaines portions de près de 500 m ou plus sans balisage… Même quand on va tout droit, c’est toujours inquiétant de ne rien voir pendant plusieurs minutes.

Les 10km suivants se terminent après 3h de course. Je pensais pourtant avoir accéléré un peu! Mais quelle course difficile! Les murs se succèdent, les passages plats sont rares. Tout le parcours est magnifique. Un élément à améliorer: certaines portions de près de 500 m ou plus sans balisage… Même quand on va tout droit, c’est toujours inquiétant de ne rien voir pendant plusieurs minutes.

Je suis bien content d’avoir amené mes bâtons! Je ne les ai pas depuis longtemps, mais je pense les prendre systématiquement sur les distances supérieures à 35km. Ils procurent tout de même un certain soulagement pour les jambes, et permettent d’aborder des distances un peu plus longues, tout simplement. 

Les 30km sont atteints en 4h30 de course, un métronome. Ensuite les 8 derniers sont tout de même un peu plus roulants.

Vers la fin, j’ai eu la bonne surprise de me faire dépasser par Etienne Van Gasse en personne! Accompagné d’un autre coureur, ils avançaient tout de même à un bon rythme quand on sait qu’ils avaient près de 80km dans les pattes. Etienne termine 9ème de l’ultra, félicitations à lui!

Les 30km sont atteints en 4h30 de course, un métronome. Ensuite les 8 derniers sont tout de même un peu plus roulants. Une remarque: le dernier ravitaillement se tenait au km 25, à 14km de l’arrivée. Un peu loin finalement, quand on sait qu’il y a eu un ravito au km 9, 17 et 25! 

Vers la fin, j’ai eu la bonne surprise de me faire dépasser par Etienne Van Gasse en personne! Accompagné d’un autre coureur, ils avançaient tout de même à un bon rythme quand on sait qu’ils avaient près de 80km dans les pattes. Etienne termine 9ème de l’ultra, félicitations à lui!

A la fin, j’ai eu le plaisir de sonner la cloche et de profiter de l’ambiance à l’arrivée. Une belle organisation et un trail superbe!